Lire l’article (DOI)Lire le résumé en langage clairComment citer et réutiliser nos publications
Points essentiels
- L’article propose une norme permettant d’évaluer le droit international au regard du but qu’il s’assigne, à savoir le maintien de la paix. Cette norme, la Sovereignty of Sentience, définit la paix comme l’autodétermination protégée de manière universelle, et la violence comme l’atteinte portée à cette protection.
- Concrètement, la norme consiste à se demander si quatre protections sont assurées pour chacun : la qualité de sujet, la juridiction, la liberté et la sécurité. La paix est la condition dans laquelle ces quatre protections sont assurées ; la violence est la condition dans laquelle l’une quelconque d’entre elles fait défaut.
- À la lumière de cette norme, certaines règles du droit international, comme l’interdiction du recours à la force, garantissent ces protections, tandis que d’autres, comme le droit de légitime défense, autorisent un recours à la force que la norme qualifie de violence, même lorsqu’il est licite ou nécessaire. L’article présente ces conclusions afin qu’elles soient mises à l’épreuve et indique que leur application exige « une conception institutionnelle, des indicateurs et la mise à l’épreuve de cas concrets » (traduction non officielle).
Résumé
Le résumé publié de l’article se lit comme suit, deux passages ayant été omis :
« Le maintien de la paix internationale est le premier but de l’Organisation des Nations Unies ; pourtant, le droit international ne dispose d’aucune définition convenue de la paix au regard de laquelle évaluer sa conception. Le présent article propose une telle norme : la Sovereignty of Sentience (SoS). … La méthode de l’article est phénoménologique : elle ne tient pour apodictique que ce que l’expérience à la première personne peut vérifier. Dans ces limites, un sujet peut confirmer sa propre sentience, mais il ne peut ni la prouver à autrui ni vérifier celle des autres. … La théorie normative qui en découle, la SoS, définit la paix comme l’autodétermination protégée de manière universelle, et la violence comme l’atteinte portée à cette protection. Appliquée à certaines dispositions et doctrines du droit international, la SoS qualifie de violence le recours à la force contre des sujets sentients possibles, même lorsqu’il est licite ou nécessaire. Elle conclut que le droit international doit interdire le recours à la force contre tous les sujets sentients possibles pour être conforme à son but, qui est orienté vers la paix. » (traduction non officielle)
En termes simples, l’article part de ce que chaque personne peut savoir avec certitude : qu’elle a des expériences qui lui sont propres et que nul autre ne peut voir de l’intérieur. Une règle qui ne protégerait que les personnes capables de prouver leur expérience à autrui ne protégerait personne. L’article se demande donc quelle règle protégerait chaque personne, et à quoi ressemblerait le droit international s’il suivait cette règle.
L’article fait partie d’un numéro spécial à paraître de la revue, consacré à la paix en droit international. Ce numéro spécial est issu de l’atelier « Peace in International Law: Myth, Reality, or Legal Obligation? », tenu à l’Université de Genève les 6 et 7 novembre 2025, au cours duquel l’auteur a présenté une version antérieure de son argument. L’article prolonge l’article de l’auteur paru en 2023, « Reframing the Ontology of Peace Studies ».
Référence
Anders Reagan. The Sovereignty of Sentience A Phenomenological Approach to Peace for International Law. Journal on the Use of Force and International Law, publié en ligne le 8 octobre 2026. https://doi.org/10.1080/20531702.2026.2742056
Publications du même programme
CommentaireLa paix dans le droit, les politiques et les institutions
Que faudrait-il pour que le droit soit conçu pour la paix ?
Anders Reagan. Octobre 2026. Un résumé en langage clair du présent article. Lire
Article de revueTerrain d’entente pour la paix
Reframing the Ontology of Peace Studies.
Anders Reagan. Mai 2023. Peace and Conflict Studies, volume 29, numéro 2, article 1 ; en libre accès. Lire l’article
Voir toutes les publicationsComment citer et réutiliser nos publications
